Vox in Excelso - Metal Obscure

Cover Vox In Excelso500.jpgMetal obscure (FR)

Nous sommes en octobre de l’an de grâce 1307. Des agents du roi de France pénètrent dans les commanderies du Temple et se saisissent de tous ceux qui s’y trouvent. Accusés de sorcellerie et autres abominations, interrogés et torturés, les membres de cet ordre chevaleresque avouent des crimes invraisemblables. Leur propre chef est brûlé comme relaps au cœur de l’île de la Cité, à Paris, en présence de l’inflexible roi Philippe. Le Temple est finalement supprimé – sans être condamné – par une bulle papale, publiée en 1312, appelée Vox In Excelso. Il s’agit aussi du titre du premier album du groupe français Malmort, qui reprend l’histoire tragique des Templiers et l’emploie comme trame lyrique.
Huit titres au total retracent la chute de ce pilier du christianisme médiéval. XIII October MCCCVII démarre l’album avec un cantique, suivi d’une introduction qui gagne en puissance au fil des secondes. Quand la musique démarre, on cerne mieux la personnalité de ce groupe provençal. Celui-ci exécute un Black Metal traditionnel, doté d’un son vieillot, caractérisé par une guitare métallisée. L’exécution d’ensemble est acceptable, sans pourtant se démarquer de la pléthore de jeunes formations émergentes. Au niveau de la composition, plusieurs bons riffs thrashy peuvent se déguster sur cet album, particulièrement surCruciatus et Templi Secretum, donnant à l’opus une saveur qui en facilite l’écoute. Par contre, dès De Laude Novae Militiae, on ressent l’application d’une recette qui, sans être désagréable, donne l’impression que le groupe ne dispose pas d’une grande inspiration et choisit une voie qui minimise les risques.
Au final, Vox In Excelso (2011) demeure un album accessible qui peut plaire à quiconque aime le Black Thrash de bonne qualité. Toutefois, les ressemblances musicales avec quelques grands noms du genre (particulièrement Aura Noir) sont assez manifestes et Malmortgagnerait à se doter d’une personnalité propre.
6/10